de Anega le 30 Mar 2008 - 11:23
Bonjour, j'ai fait ce rêve la semaine dernière et aimerais avoir votre avis dessus.
J'ai 22ans. Je suis une femme. et voila le rêve que j'ai pu faire :
Je suis dans un monde différent du notre. Un peu comme au Moyen-Age. Les gens vivent dans des petites maisons, sans étages, en cohérence avec la nature. Je suis avec l'homme qui occupe mon lit actuellement. Nous nous promenons dans la forêt. Nous ne faisons partis d'aucun clan ou village, nous sommes là en voyage. Nous sommes donc des étrangers.
Soudain je me retrouve seule et traverse plusieurs villages. Je ne sais pas si les gens m'ont parlé mais je ressens qu'il y a un danger pour eux. Ils sont inquiet parce qu'un sanglier rode dans les parages et qu'il faut le tuer. Au fond de moi, je ressens aussi que si j'attrape ce sanglier, il m'arrivera quelquechose de bien. Peut etre par rapport a mon ami. Je me met donc en chasse, et va dans une direction différente de celle des autres chasseurs. Je marche longtemps dans la forêt et me retrouve en haut d'une colline ou un orphelinat se trouve. Je le visite, personne ne me parle mais nous echangeons sans avoir besoin de parler. Ils sont inquièts pour eux-mêmes et pour le sanglier également. Je ne sais pas pourquoi le sanglier représente un si grand danger pour eux. J'ai la profonde conviction qu'il ne leur ferait pas de mal, mais que de toute facon, ils vont le faire souffrir si les autres chasseurs l'attrapent.
Je redescend du batiment, et me retrouve sur le chemin qui longe l'orphelinat. J'ai depuis un petit moment déjà ressenti la présence du sanglier. J'ai un sentiment de malaise qui s'installe petit a petit. Je suis contre la chasse et la mise a mort du sanglier mais je sais qu'il m'arrivera quelquechose de bien si je le fais et aussi que si je ne le fais pas, il souffrira beaucoup.
Je me retrouve nez à nez avec le sanglier. C'est une bete immense, avec beacoup de noblesse et de sagesse dans les yeux. Elle me fascine et m'impose un très grand respect. Je ressens en elle beaucoup d'amour, un coeur à la hauteur de ses mensurations et une très grande bienveillance. Je comprend encore moins l'objet de ma mission et me sent tiraillé entre cette récompense, ce sanglier innocent, l'injustice de sa condamnation et l'idée de son sort si les autres chasseurs l'attrapent. Je reste immobile longtemps face à cet être étrange. Nous échangeons de longs regards. Il me tourne soudain le dos et s'en va, nonchalent, au pas.
Je mets plusieurs minutes à décider de ma conduite à tenir. Puis, j'essaie de le rejoindre, je ne crois pas à ce moment la, que j'ai décider de le tuer, mais plutot de continuer notre échange qui m'a apporté un grand soulagement et une grande séreinité. J'essaie de le rattraper et lui crie (sans parler, dans ce rêve, je n'ai pas besoin de parler pour communiquer avec les autres, mon coeur parle directement a l'autre) de s'arréter, que j'aimerais encore m'entretenir avec lui, comprendre pourquoi les villageois ont si peur de lui et qu'il m'apprenne ce qu'il a a m'apprendre.
Mais le sanglier ferme son coeur et se met a courir. Je le suis. Je sais que s'il fait ca ce n'es pas contre moi mais qu'il a accepter son sort et veux être chasser. S'en suit une très longue course a travers les bois. Je suis plusieurs fois en danger pour moi même, et doit tout de meme continuer. Je sais au fond de moi, meme si personne ne me l'a confirmer, que j'aurai une très grande récompense si j'arrive a le chasser. Notre course poursuite s'éternise, le sanglier va au dela de ses forces et moi aussi. Par plusieurs fois, j'entend d'autres chasseurs dans les environs et il serait très facile pour moi de les appeler pour avoir du renfort. Mais je ne peux le faire. J'ai trop de respect pour le sanglier pour le laisser se faire chasser par eux. Ils lui feraient trop de mal. Et peut etre aussi que je veux avoir la récompense. Je vais meme jusqu'a me cacher et arréter ma course pour leur échapper. Mais ils sont trop mauvais pour nous entendre le sanglier et moi. La course continue et nous épuise.
Finalement, nous nous retrouvons à notre point de départ, l'orphelinat. Je suis de plus en plus proche du sanglier, et finis par lui sauter dessus et atteris sur son dos. Je me sent très mal, je sais que je dois le tuer mais je ne veux pas. Il n'a rien fait de mal, et au contraire, ne peux faire que le bien autour de lui. Mais je sais que je vais avoir une récompense si je le fait, meme si personne ne me l'a dit. Et je pense que cela sera plus rapide et moins douloureux si c'est moi qui le fait plutot que les autres villageois. Il n'en ait pas moins, que mon malaise est immense et que la confusion dans laquelle je me trouve est grande. Je ressens une profonde injustice. Je me mets a pleurer et a lui crier que je suis désolée, que je dois le tuer et qu'il faut qu'il me comprenne, je serais plus heureuse après, et cela est mieux ainsi. Je lui crie que je suis désolée, que je ne veux pas le faire, que tous les chasseurs sont la, a sa recherche et vont le faire souffrir si ils l'attrapent. Je ne veux pas. Je ne veux pas faire ca... Je pleure, et un tourbillon de souffrance m'emplit. Je dois faire un choix et l'assumer par la suite alors que je sais que c'est une profonde injustice. Je suis contrainte et forcée. Mais je ne veux pas !
Mes larmes coulent a flots lorsque je brandis mon poignard pour lui trancher la gorge. Je lui hurle que je suis désolée, que je m'excuse. Le sang commence a couler, et bientot, tout le sol est recouvert de son sang. Il ne meurs pas tout de suite et je dois m'y reprendre a plusieurs reprises, avec à chaque fois, ce meme sentiment de culpabilité et d'injustice. Ma douleur est immense et mes joues flétries a force d'avoir recu tant de larmes.
Soudain la bête s'immobilise. Elle s'affesse, dans ces derniers instants. Je suis pleine de sang et de larmes, et toujours sur son dos, a me cacher la tete dans sa fourrure. Je ne veux pas voir le sang. Le sanglier est allongé sur le flan et je lui carresse la tete, je lui dis que je l'aime profondément, et que encore un fois, je suis désolée de tout ca. Elle me regarde, et ne me renvoie que de l'amour, ce qui ne fait que renforcer ma douleur. Au bout d'un long moment, elle rend son dernier soupir et meurt. Je reste un long moment en silence près d'elle.
Je lui coupe la tete. Je suis pleine de sang et je la porte sur mon dos. Je fais des kilomètres ainsi, je crois que j'ai laissé sa tete près de l'orphelinat et l'ai enterrée. Je dois retourner au village leur porter son corps. Le corps est très lourd et me fais beaucoup souffrir. Mais je continue à marcher. Le flots de sentiments que j'avais sont toujours présent et je continue à pleurer. Je marche longtemps ainsi.
Puis je me reveille.
Voila, merci de m'avoir lu jusqu'a la fin, j'attend vos réactions avec impatience !
a bientot,
Anega